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Actualité: M. de Rato encourage la Chine et l’Inde à renforcer leur croissance

Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
March 2005
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Chine

En visite à Shanghai du 14 au 16 mars, où il a participé à une réunion du Groupe consultatif du FMI sur les marchés de capitaux et rencontré des hauts fonctionnaires chinois, M. de Rato a dit que la Chine devrait profiter de la vigueur actuelle de son économie pour assouplir progressivement son régime de change. Après des entretiens avec M. Zhou Xiaochuan, le Gouverneur de la Banque populaire de Chine, il a déclaré à la presse qu’une évolution dans ce sens servirait les intérêts de l’économie et du peuple chinois. En effet, a-t-il dit, cela permettrait de mieux protéger le pays contre les chocs extérieurs et faciliterait la mise en œuvre d’une politique monétaire autonome, mais il a ajouté qu’il appartenait aux autorités de décider du calendrier.

La veille, lors de la clôture de l’Assemblée nationale populaire, le Premier ministre chinois, M. Wen Jiabao, avait réaffirmé la détermination de la Chine de passer à un système fondé sur le marché et à un régime de flottement dirigé du taux de change, sans donner de calendrier. M. de Rato a aussi salué la ferme volonté des autorités de freiner la surchauffe de l’économie.

Inde

M. de Rato s’est ensuite rendu à Bombay et à New Delhi du 17 au 19 mars. Il s’est félicité du dynamisme de l’économie indienne, mais il reste encore du chemin à parcourir, a-t-il dit, si le pays veut progresser encore plus vite.

S’exprimant à la Banque de réserve de l’Inde, M. de Rato a observé que le pays affronte avec succès la concurrence mondiale, non seulement dans le secteur des technologies de l’information, mais aussi dans ceux de la production d’acier, des produits pharmaceutiques et de la biotechnologie. Il a comparé le boom économique actuel de l’Inde au premier stade du «décollage» qu’ont connu avant elle d’autres économies asiatiques. En effet, a-t-il dit, si l’Inde peut porter sa croissance de 6 à 8 % par an, elle pourra doubler les revenus moyens non pas en seize ans, mais en onze ans, et rehausser ainsi considérablement les niveaux de vie.

À la Banque de réserve de l’Inde, à Bombay, M. de Rato (ici aux côtés du Gouverneur, Y. B. Reddy) a évoqué les réussites indiennes dans l’économie mondialisée.

Pour que le XXIe siècle soit le siècle de l’Inde, a noté M. de Rato, il sera indispensable que le pays possède un secteur privé dynamique et soit capable de faire face à la concurrence mondiale. 11 a invité le gouvernement à assainir les finances publiques et à I’ouvrir davantage l’économie au commerce et à l’investissement. Les exportations indiennes représentent encore ! moins de 1 % des exportations mondiales et les droits de douane moyens y restent élevés (environ 22 %), même s’il est envisagé de les ramener au niveau de l’ASEAN (environ 8 %) d’ici à 2009. Le nouveau budget va dans le bon sens, mais M. de Rato a prôné une baisse plus rapide des droits de douane, ainsi qu’une réduction des barrières non tarifaires et l’amélioration du climat des affaires, ce qui permettrait aux entreprises indiennes de réaliser des économies d’échelle et de participer pleinement à la chaîne de production internationale.

Certains secteurs nationaux doivent aussi être restructurés pour attirer les investisseurs. Le pays possède de nombreux entrepreneurs talentueux qui peuvent jouer un rôle crucial, a déclaré M. de Rato, mais il faut que la créativité, la volonté de prendre des risques et l’esprit d’entreprise soient récompensés. Par exemple, pour que le vaste secteur des textiles et de l’habillement continue de prospérer, il faudra réduire les obstacles aux échanges, assouplir le droit du travail et alléger la réglementation des entreprises.

Visite du Président roumain au FMI

Le Président de la Roumanie, Traían Basescu, s’adresse aux journalistes après sa rencontre avec le Directeur général du FMI le 9 mars. Les entretiens ont porté sur l’évolution récente de l’économie roumaine et sur l’accord de confirmation du pays avec le FMI. M. de Rato l’a assuré que le FMI continuerait d’appuyer les efforts que déploie le pays pour stabiliser l’économie, maintenir une croissance forte et entrer dans l’Union européenne.

Moldova : la reprise économique est plombée par le conflit et l’arrêt des réformes

Des facteurs extérieurs favorables et l’augmentation des dépenses de consommation, soutenue par d’importants envois de fonds des travailleurs émigrés, ont contribué à la reprise économique de la République de Moldova en 2003-04. Pourtant, selon l’évaluation annuelle de l’économie par le FMI, la Moldova est nettement en retard sur ses voisins, en partie à cause du conflit en Transnistrie. De plus, la capacité de production a diminué en raison de l’exode constant de Moldoves en âge de travailler provoqué par la crise économique régionale de 1998. Le Conseil d’administration du FMI se dit préoccupé par la fragilité de la reprise et souligne l’importance de régler le conflit en Transnistrie. Il insiste sur la nécessité de créer un environnement propice au développement du secteur privé et de l’investissement étranger afin de promouvoir une croissance durable, de créer des emplois et de réduire la pauvreté.

L’augmentation rapide de la masse monétaire et du crédit a relancé les anticipations inflationnistes, bien que la hausse des prix ait légèrement ralenti à la fin de 2004. Après que les administrations publiques eurent dégagé un excédent en 2003, la politique budgétaire a subi des contraintes en 2004, alors que, avec les envois de fonds des travailleurs émigrés, la politique monétaire a pris une orientation expansionniste. Le Conseil recommande un resserrement des politiques budgétaire et monétaire afin de maîtriser l’inflation et de dégager des ressources pour le service courant de la dette extérieure. Il se félicite des accords récents de restructuration de la dette extérieure, qui, avec l’appréciation du leu, ont entraîné une forte baisse du ratio dette extérieure/PIB. La Moldova a aussi repris ses paiements d’intérêts aux créanciers du Club de Paris.

Moldova200220032004

Estimations
2005

Projections
(variation en pourcentage)
PIB réel7,86,37,05,0
Prix à la consommation (fin de période)4.415,711.09,5
(pourcentage du PIB)
Solde des transactions courantes–4,4–6,8–6,7–6.3
Dette extérieure totale101,289,563,358,4
Source : rapport des services du FMI, janvier 2005.
Source : rapport des services du FMI, janvier 2005.

Étant donné que les réformes structurelles marquent le pas et que le climat des affaires ne s’est pas amélioré sensiblement, le Conseil invite les autorités à prendre des mesures décisives pour réduire l’intervention de l’État dans l’économie, relancer le processus de privatisation, éliminer progressivement la surréglementation et améliorer les services publics. Des progrès ont été enregistrés sur le plan des réformes budgétaires et de la révision du cadre juridique régissant les investissements, la microfinance, les audits, la comptabilité et le crédit-bail. 9t

Libye : tributaire du pétrole, l’économie a besoin de réformes et de diversification

L’économie libyenne, encore largement contrôlée par l’État et lourdement tributaire du pétrole, a connu une croissance vigoureuse en 2003-04, grâce à l’évolution favorable des marchés pétroliers mondiaux, constate le FMI dans son évaluation annuelle de l’économie. Le budget et le compte extérieur courant ont affiché d’importants excédents et les réserves de change se sont fortement accrues. Depuis la levée des sanctions internationales, les réformes, qui visent à stimuler l’activité du secteur privé, ont quelque peu accéléré, mais elles restent ponctuelles et manquent de transparence.

Le Conseil d’administration du FMI salue l’intensification des réformes, mais note qu’il reste encore beaucoup à faire pour transformer le pays en économie de marché. Les excédents importants de la Libye offrent une bonne occasion d’accélérer les réformes économiques; en outre, la création à brève échéance d’une équipe économique interministérielle devrait aider à planifier et coordonner les réformes et à en déterminer la bonne succession dans le temps.

Libye20002001200220032004 Provisoire
(variation en pourcentage)
PIB réel1,14,53,39,14,4
(pourcentage du PIB)
Solde budgétaire global14,4–1,210,210,618,8
Solde budgétaire, hors hydrocarbures–17,0–30,4–30,0–36,3–33,6
Solde extérieur courant22,512,30,615,425,6
Source: rapport des services du FMI, janvier 2005.
Source: rapport des services du FMI, janvier 2005.

Dans l’immédiat, il conviendrait de se concentrer sur la création d’instruments monétaires fondés sur le marché, la restructuration du système bancaire, la libéralisation des prix, le renforcement des procédures et de la gestion budgétaires, et la réforme du système de subventions. Le Conseil encourage les autorités à revoir leur politique de réformes ponctuelles et à promouvoir la diversification de l’économie.

Un cadre budgétaire à moyen terme fondé sur la prudence, qui prévoirait l’élargissement de la base d’imposition dans le secteur non pétrolier, notamment par la réduction des exonérations fiscales et la rationalisation des dépenses, aiderait à réduire l’important déficit hors pétrole. Les autorités devraient aussi favoriser une plus grande transparence budgétaire et consolider dans le budget toutes les opérations extrabudgétaires. Une nouvelle loi bancaire a été adoptée qui confère à la banque centrale une plus grande indépendance.

Eu égard aux dures contraintes que connaît la Libye en matière de ressources humaines et à la fragilité de ses institutions, le Conseil approuve la demande d’assistance technique des autorités à l’appui des réformes économiques et financières, en tenant compte de la capacité d’absorption du pays.

Italie : reprise conjoncturelle, mais difficultés budgétaires à l’horizon

Selon l’évaluation annuelle de l’économie italienne par le FMI, celle-ci connaît une modeste reprise conjoncturelle soutenue par le rebond de l’investissement et des exportations. Les perspectives pourraient toutefois se dégrader en raison de la hausse des prix pétroliers et de l’appréciation de l’euro. En outre, les finances publiques, qui restent fragiles, vont sans doute subir des contraintes croissantes au cours des années à venir sous l’effet du vieillissement de la population. Les taux d’activité sont en hausse, mais la productivité stagne. Le Conseil d’administration du FMI estime que l’Italie devrait rehausser son potentiel de croissance en procédant à un assainissement durable du budget et en engageant des réformes structurelles pour renforcer la concurrence et améliorer le climat des affaires.

Ces dernières années, l’Italie a maintenu son déficit budgétaire en deçà de la limite de 3 % du PIB fixé par le Pacte de stabilité et de croissance, mais elle y est parvenue surtout au moyen de mesures ponctuelles. Les autorités reconnaissent qu’au cours des années à venir elles devront réduire le déficit, supprimer les mesures ponctuelles et alléger la pression fiscale. Le Conseil prône l’adoption de mesures structurelles pour atteindre le déficit retenu comme objectif pour cette année et regrette que les baisses d’impôts de 2005 n’aient pas été associées à une nouvelle réduction des dépenses structurelles ou retardées. Quant à la dette publique, il estime qu’il conviendrait de dégager un léger excédent budgétaire structurel avant la fin de la décennie et d’identifier clairement l’origine de l’écart important entre les déficits budgétaires et les besoins d’emprunts du secteur public.

Italie2001200220032004 Estimations2005 Projections
(variation en pourcentage)
Croissance du PIB1,80,40,31,51,7
(pourcentage)
Taux de chômage9,59.08,78,38,0
(pourcentage du PIB)
Administrations publiques
   Solde global–2,6–2,3–2,4–2,9–3,1
   Dette brute110,6108,6106.2105,8104,4
Source : rapport des services du FMI, janvier 2005.
Source : rapport des services du FMI, janvier 2005.

Le Conseil salue la réforme des retraites et appuie les projets visant à accélérer la privatisation. Cependant, il conviendrait de réduire les rigidités sur les marchés de produits et le marché du travail, car elles étouffent la concurrence et nuisent à l’innovation, l’investissement et l’efficacité. Le Conseil se félicite de l’évolution positive du secteur financier italien et note qu’il importe de renforcer la réglementation boursière et les normes de gouvernance des entreprises.

République slovaque : nets progrès de la croissance, des réformes et de la convergence des revenus

Ces dernières années, l’économie de la République slovaque a enregistré une forte progression de la productivité ainsi qu’une baisse des déficits budgétaire et extérieur, relève le FMI dans son évaluation annuelle de l’économie. Les réformes structurelles de fond entreprises dans les domaines de la fiscalité, de la protection sociale, des retraites, de la santé et du marché du travail, ont rendu l’économie plus souple. Le niveau élevé des investissements directs étrangers et l’amélioration du climat des affaires ont développé la capacité de production et conforté la confiance des investisseurs. Le Conseil d’administration du FMI félicite les autorités sans toutefois oublier les défis qui subsistent, à savoir la poursuite de la diminution du déficit budgétaire et de l’inflation, la réduction du chômage et la convergence avec les niveaux de revenu de l’Europe occidentale.

Bien qu’elle soit en baisse, l’inflation est nettement supérieure à la moyenne de la zone euro et la vigueur de la croissance risque de compromettre la réalisation de l’objectif d’inflation de la banque centrale. En 2004, celle-ci a fortement réduit les taux d’intérêt pour stimuler la demande et est intervenue amplement sur le marché des changes pour atténuer les effets de l’appréciation de la monnaie. Le Conseil prône une gestion plus souple du taux de change et salue l’adoption par la banque centrale d’un cadre de politique monétaire qui donne la priorité à la désinflation.

République slovaque2001200220032004

Estimations Projections
2005

Projection
(variation en pourcentage)
PIB réel3,84,64,55,54,9
Prix à la consommation (moyenne annuelle)7,33.38.57.53.7
(pourcentage)
Taux de chômage19,318,617,518,117,1
(pourcentage duPIB)
Solde des admin. pub.–6,0–5,7–3,4–3,3–3,8
Sources : rapport des services du FMI, janvier 2005; Bureau statistique slovaque.
Sources : rapport des services du FMI, janvier 2005; Bureau statistique slovaque.

D’après les données rendues publiques après la publication du rapport du FMI, le déficit budgétaire a légèrement diminué par rapport au PIB en 2004, grâce à la baisse des dépenses consacrées aux salaires, aux prestations sociales et aux paiements d’intérêts. Étant donné que les capitaux pourraient continuer d’affluer, le Conseil encourage les autorités à durcir encore leur politique budgétaire pour freiner l’appréciation de la monnaie et concourir à la baisse de l’inflation. Il recommande aussi de renforcer le cadre budgétaire à moyen terme afin que les critères de Maastricht puissent être atteints de façon durable. Il note que le calendrier d’adoption de l’euro à l’horizon 2009 exigera la poursuite des réformes structurelles et il souligne l’importance d’améliorer l’éducation, les infrastructures publiques et le marché immobilier pour les ménages à revenus faibles et intermédiaires.

Pour de plus amples renseignements, voir les notes d’information au public n° 05/17 (Italie), n° 05/23 (Moldova), n° 05/24 (République slovaque), et n° 05/28 ( Jamahiriya arabe libyenne) sur le site du FMI (www.imf.org).

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