Information about Asia and the Pacific Asia y el Pacífico
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Author(s):
International Monetary Fund. External Relations Dept.
Published Date:
March 2006
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Inde: intensifier les réformes pour accélérer le décollage économique

Depuis quelques années, les résultats économiques de l’Inde sont tout simplement spectaculaires. Le pays se libéralise et récolte les fruits de la mondialisation. Il semble aborder désormais une longue période de développement rapide, ce qui n’est pas forcément acquis. Des réformes soutenues seront essentielles pour étayer une forte croissance, et l’accélération des mesures de libéralisation augure une transformation économique encore plus rapide. Au moment où l’Inde envisage un avenir prometteur, ses consultations annuelles avec le FMI ont porté sur cinq questions clés.

La performance économique récente de l’Inde est impressionnante: en 2005/06, la croissance du PIB devrait dépasser 7½ % pour la troisième année consécutive; l’inflation reste maîtrisée; et d’importantes réserves internationales compensent un déficit croissant du compte courant (voir tableau). Mais, à court terme, le pays devra gérer des défis tels que l’inflation et le vif essor du crédit attribuables à la croissance rapide, en continuant à appliquer, voire à accélérer les réformes qui permettront aux autorités d’atteindre deux objectifs ambitieux: porter le taux de croissance à 8–10 % par an et réduire nettement la pauvreté.

Les autorités devront également accélérer la baisse du déficit budgétaire des administrations publiques, qui est passé de 10 % à moins de 8 % du PIB ces dernières années. De plus, elles devront se donner la latitude budgétaire voulue pour accroître les dépenses d’infrastructures et de services sociaux. Bien que les autorités aient fait des efforts pour mieux intégrer le pays dans l’économie mondiale et éliminer les obstacles structurels, elles devront en faire beaucoup plus pour développer le secteur manufacturier et créer des emplois pour plus de 100 millions de personnes qui accéderont au marché du travail dans les dix prochaines années.

Conditions préalables

L’Inde étant au seuil d’un décollage semblable à celui qui a transformé une grande partie de l’Asie de l’Est et du Sud-Est, ses décideurs sont aux prises avec cinq questions cruciales de politique économique.

Comment faire face aux risques à court terme? L’inflation des prix à la consommation ayant été contenue à 4 % environ par an, de fortes pressions sous-jacentes mettent en relief des risques de dépassement des prévisions. Contrairement à une grande partie de l’Asie, l’Inde affiche une forte demande intérieure. La croissance du crédit devrait avoisiner les 30 % en 2005/06, et le déficit courant devrait passer de moins de 1 % à 3 % du PIB sur la même période. En outre, le pays subit encore les contrecoups de la flambée des cours du pétrole survenue durant la dernière année.

Dans ce contexte, la politique monétaire a été judicieusement axée sur la maîtrise des anticipations inflationnistes. La hausse des taux d’intérêt par la banque centrale en octobre et en janvier a signalé sa ferme détermination à stabiliser les prix, mais il faudra continuer à suivre de près les sources d’inflation. La politique budgétaire peut également contribuer à juguler la demande, d’où l’importance d’accorder une attention exceptionnelle au budget de cette année (les autorités s’attachent à le faire) et de présenter un budget prudent pour le prochain exercice.

Comment rééquilibrer les finances publiques? Les autorités indiennes reconnaissent que le déficit budgétaire est trop élevé. Les déficits antérieurs ont alourdi le poids de la dette (86 % du PIB), et les déficits courants, service de la dette compris, sollicitent des ressources pour lesquelles l’État est de plus en plus en concurrence avec un secteur privé en plein essor. Parallèlement, l’État doit allouer des ressources accrues à la satisfaction des gros besoins d’infrastructures et de services sociaux clés. Le budget 2006/07, présenté récemment au parlement, vise à ramener le déficit de l’administration centrale de 4,1 à 3,8 % du PIB en élargissant légèrement la base de l’impôt et en limitant les dépenses non prioritaires. Ce budget permettra d’assainir progressivement les finances publiques, mais beaucoup reste à faire.

Des résultats spectaculaires

La croissance a repris et l’inflation est maîtrisée, mais d’autres progrès sont nécessaires en ce qui concerne le déficit et la dette.

Proj.Proj.
2002/032003/042004/052005/062006/07
(% de variation d’une année sur l’autre)
PIB réel (au coût des facteurs)3,88,57,57,87,2
Prix de gros3,65,46,54,54,8
(pourcentage du PIB)
Déficit de l’administration centrale6,05,14,14,13,8
Déficit des administrations publiques9,79,07,47,56,8
Dette des administrations publiques86,286,185,784,182,0
Déficit des transactions courantes1,32,3-0,8-3,0-3,0
(milliards de dollars EU, fin de période)
Réserves brutes76,1113,0141,5145,9151,6
(% de variation d’une année sur l’autre, fin de période)
Crédit au secteur commercial18,513,026,028,01
Marché boursier-12,183,416,154,51
Sources: autorités indiennes; CEIC; estimations et projections des services du FMI. Note: Les données portent sur les exercices allant d’avril à mars.

Pourcentage de variation d’une année sur l’autre à fin février 2006.

Sources: autorités indiennes; CEIC; estimations et projections des services du FMI. Note: Les données portent sur les exercices allant d’avril à mars.

Pourcentage de variation d’une année sur l’autre à fin février 2006.

  • En effet, il importe de poursuivre la réforme fiscale. L’an dernier, l’Inde a pris des mesures cruciales, y compris l’adoption d’une taxe sur la valeur ajoutée dans la plupart des États. Mais, audelà des actions modestes prévues au budget de cette année, il faudrait élargir davantage l’assiette fiscale en réduisant notamment les exonérations et en instaurant une taxe nationale sur les biens et services.
  • D’autres mesures sont nécessaires pour rationaliser les dépenses. Il y a encore moyen de mieux cibler les subventions—visant notamment les produits pétroliers, l’alimentation et les engrais—en faveur des plus démunis.
  • La réforme des finances publiques s’impose au niveau des États. Ceux-ci représentent près de la moitié du déficit des administrations publiques, d’où la nécessité d’accomplir des progrès supplémentaires. En 2006, l’administration centrale offre un surcroît de dons et d’incitations pour faciliter l’ajustement budgétaire au niveau des États. Des contraintes budgétaires rigoureuses—comme l’obligation d’emprunter sur les marchés—encourageraient aussi les réformes nécessaires.

Comment réduire les goulots d’étranglement en matière d’infrastructures? Les autorités ont souligné à juste titre la nécessité de répondre à l’énorme besoin d’infrastructures en Inde. Les pénuries d’électricité et d’eau potable sont généralisées, et la précarité des routes, des ports et des aéroports entrave de plus en plus l’essor économique. Le secteur public ayant peu de latitude pour accroître les dépenses, le développement des partenariats publics–privés s’impose. Des progrès ont déjà été réalisés dans certains domaines comme la préparation des accords de concession types pour les routes (avec une forte participation privée) et la signature récente de contrats avec le secteur privé pour moderniser les aéroports de Delhi et de Mumbai. Les progrès supplémentaires dépendront de la création d’un cadre réglementaire couvrant tous les secteurs et propice à la participation du secteur privé.

Comment créer un système financier de calibre mondial? Il est crucial d’améliorer l’intermédiation financière et l’accès aux services financiers pour promouvoir la croissance et la réduction de la pauvreté en Inde. Le système bancaire a été sensiblement renforcé ces dernières années. Mais le crédit bancaire au secteur privé (environ 40 % du PIB) reste assez faible malgré la forte progression actuelle, et une bonne partie de la population n’a pas accès aux services bancaires.

Dans ce contexte, il importe de remédier aux risques liés à l’essor rapide du crédit au moment où le secteur financier s’ouvre à une concurrence accrue. La banque centrale a pris des mesures importantes pour renforcer la réglementation prudentielle—surtout en relevant le niveau des provisions générales et en resserrant le contrôle du crédit immobilier et des autres secteurs à risque. Pour encourager le développement financier, elle a également lancé des réformes permettant d’accroître l’autonomie des banques publiques (composante majeure du secteur bancaire) et de lever graduellement les restrictions à la concurrence étrangère.

Des mesures plus ambitieuses visant à attirer de nouveaux investisseurs privés et étrangers pourraient néanmoins produire des résultats appréciables. En particulier, en avançant le délai (fixé à 2009) pour autoriser l’investissement direct étranger (IDE) dans les banques nationales saines et permettre aux banques publiques de ramener la participation de l’État au-dessous des 51 % actuels, on pourrait faciliter un transfert d’expertise technique en Inde et accroître l’efficacité et le champ d’action du secteur bancaire.

Comment maximiser les avantages de la mondialisation? Les bons résultats économiques récents de l’Inde ont coïncidé avec son ouverture graduelle à l’économie mondiale. Le pays est compétitif, non seulement dans les services informatiques et la sous-traitance, mais de plus en plus dans les industries de fabrication. Mais malgré les réformes en cours, son économie est encore relativement fermée. Pour mieux développer le secteur manufacturier, mesure cruciale pour multiplier les emplois moins spécialisés qui serviront de tremplin pour sortir de la pauvreté, l’Inde doit approfondir son intégration à l’économie mondiale en prenant plusieurs mesures importantes.

  • Accélérer la réduction tarifaire. Les tarifs douaniers sont en baisse depuis quelques années. L’an dernier, les taux moyens ont chuté de 5 points de pourcentage pour s’établir à 17 % en moyenne, et d’autres baisses sont prévues dans le projet de budget. Une accélération de la convergence (prévue pour 2009) avec les tarifs de l’ANASE rehausserait la compétitivité.
  • Libéraliser l’IDE. L’Inde a progressé dans ce domaine. Les taux d’intérêt y étant élevés (plusieurs études la classent parmi les deux ou trois destinations favorites) et l’IDE faible, le pays gagnerait gros en éliminant les entraves qui persistent et en continuant à améliorer le climat général des affaires.
  • Assouplir davantage le marché du travail. Une législation du travail moins restrictive peut stimuler la création d’emplois. Malgré une croissance rapide ces dernières années, le niveau d’emploi a stagné. Le droit du travail est assez rigide et complexe, limitant le développement des grandes unités manufacturières. Plusieurs réformes utiles sont prévues, qui consistent notamment à accroître la capacité des entreprises à recruter des contractuels, à simplifier la réglementation du travail et à exonérer un plus grand nombre de PME de certaines lois, inspections et exigences de déclaration.

Depuis une dizaine d’années, l’Inde est devenue une puissance économique mondiale. Le climat actuel d’optimisme bien mérité offre au pays une occasion idéale de poursuivre des réformes pouvant impulser un développement économique rapide et soutenu.

Jerald Schiff

FMI, Département Asie et Pacifique

Les documents intitulés India: 2005 Article IV Consultation (Staff Report, Staff Statement, and Public Information Notice on the Executive Board Discussion) (IMF Country Report No. 06/55) et India: Selected Issues (IMF Country Report No. 06/56) sont disponibles au prix de 15 dollars, auprès du Service des publications du FMI (pour commander, voir instructions page 80). Le texte intégral peut aussi être consulté sur le site Internet du FMI (www.imf.org).

Des réformes pour redonner du tonus à la croissance

Depuis 2001, l’Italie affiche une performance économique médiocre. Une reprise conjoncturelle (certes timide) se dessine enfin et la croissance devrait se consolider légèrement en 2006. Toutefois, en l’absence de réformes structurelles pour stimuler et libéraliser l’économie et de mesures décisives pour améliorer les finances publiques, les perspectives de croissance à moyen terme restent sombres.

L’Italie peut néanmoins se réjouir de l’amélioration graduelle de ses perspectives à court terme. Une modeste reprise conjoncturelle est en cours, encore que sa vigueur laisse à désirer. Après une stagnation en 2005, le PIB réel devrait afficher une croissance modérée cette année, les exportations et l’investissement nets bénéficiant de la reprise dans les principaux pays partenaires de l’Italie au sein de l’Union européenne (UE). La poussée inflationniste devrait rester modérée. Mais les risques de dégradation de la situation persistent en raison du renchérissement de l’énergie et du redressement plus lent que prévu de la production industrielle.

Malgré les améliorations cycliques, les perspectives à moyen terme sont préoccupantes. Le potentiel de croissance est estimé à 1¼ % seulement par an, le pays s’étant classé au dernier rang des pays industrialisés en matière de croissance de la productivité entre 1996 et 2004. Sans réformes, le potentiel de croissance diminuera peut-être encore en raison du vieillissement de la population active. Le ratio dette publique-PIB est le plus élevé dans le monde industrialisé (dépassant 100 % du PIB en 2005), même s’il est en baisse depuis une décennie à cause des déficits budgétaires élevés et de la faible croissance.

Diagnostic du problème

Bien que l’on attribue souvent la croissance anémique de l’Italie à des facteurs externes ou historiques, ses difficultés économiques sont surtout endogènes. En effet, l’appréciation de l’euro et la concurrence accrue des marchés émergents ont contribué à miner ses résultats à l’exportation. L’atonie de la croissance s’explique aussi par la prédominance de petites entreprises souvent familiales (ce qui décourage l’innovation et la prise de risques) et par une orientation historiquement favorable à la production de biens relativement peu sophistiqués qui font l’objet d’une concurrence grandissante des marchés émergents. Mais l’histoire n’est pas une fatalité. À long terme, la taille et la spécialisation des entreprises dépendent notamment des pratiques et des politiques intérieures. La résistance de la structure économique italienne au changement est symptomatique des rigidités et des carences profondes des marchés du travail, des produits et des services.

En outre, la situation de l’Italie est compliquée par les erreurs économiques des dix dernières années. Le pays a dilapidé les retombées budgétaires des faibles taux d’intérêt en vigueur dans l’union monétaire. En fait, il a profité de la baisse des dépenses d’intérêt consécutive à l’adoption de l’euro pour accroître le financement d’autres postes budgétaires. Des mesures semblables ont engendré un déficit désormais supérieur au plafond de 3 % du PIB fixé par le Pacte de stabilité et de croissance (PSC). L’ampleur du déficit a empêché la réduction rapide de la dette publique et requiert une orientation budgétaire qui freine la reprise économique. Par ailleurs, de vastes réformes du marché du travail ont sensiblement accru l’emploi ces dernières années, mais le fait de ne pas libéraliser les marchés des produits et des services avec la même vigueur a pérennisé la rigidité des structures de production.

Appel à l’action

Pour mener à bien les réformes, l’Italie devra adopter une stratégie à deux volets complémentaires (rééquilibrage budgétaire et réformes structurelles). Un rééquilibrage budgétaire axé sur les dépenses s’impose, car la dette publique excessive et le déficit budgétaire énorme détournent les ressources de domaines plus productifs et alimentent l’incertitude quant aux politiques futures. La réforme structurelle des marchés des produits, du travail et des services sera également essentielle, faute de quoi la compétitivité et la productivité accrues resteront illusoires.

Comment procéder

Nécessité d’un rééquilibrage budgétaire crédible

Il faudra rééquilibrer le budget sur une longue période. À court terme, il importera de ramener le déficit en dessous du plafond fixé par le PSC, la première des priorités consistant à renforcer la discipline en matière de dépenses. Le budget de 2006 prévoit un déficit de 3,5 % du PIB. Mais, pour soutenir la compression vigoureuse des dépenses (faute de mesures axées sur les déterminants structurels de la dépense et compte tenu du laxisme habituel en cas de non-respect des normes de dépense), les autorités devront recourir systématiquement aux mécanismes améliorés de contrôle et de sanction budgétaires.

À plus long terme, des mesures plus audacieuses seront nécessaires pour assurer la viabilité des finances publiques. Malgré une série de réformes des retraites pendant les dix dernières années, il faudra réduire sensiblement le déficit pour faire face aux contraintes du vieillissement de la population. D’après une analyse des services du FMI, l’Italie devra suivre une trajectoire de redressement axée sur l’équilibre budgétaire global d’ici 2010 afin d’assainir durablement les finances publiques.

Pour être crédible, l’ajustement doit contenir les dépenses et accroître la transparence. La hausse continue des dépenses primaires courantes depuis la fin des années 90 (au rythme annuel moyen de 2 % en termes réels) est la cause profonde de la fragilité budgétaire actuelle de l’Italie. L’inversion de cette tendance requiert une approche ciblée de la rationalisation des dépenses dans un cadre budgétaire à moyen terme. En outre, la présentation du budget est loin d’être conforme aux pratiques de transparence des pays industrialisés, et le degré d’actualité de certaines données laisse à désirer, compliquant l’analyse et le contrôle du budget. Enfin, et ce n’est pas peu dire, le transfert en cours de certaines fonctions de l’administration centrale souligne la nécessité d’un fédéralisme fiscal bien conçu et propice à la responsabilité financière à tous les niveaux de l’État.

Stimuler la productivité et l’efficacité

Les réformes structurelles, qui doivent être axées sur la productivité et l’efficacité, sont indispensables pour améliorer les perspectives à moyen terme. Les autorités doivent donc montrer une indéfectible détermination à réaliser des réformes visant à stimuler la concurrence, à réduire les majorations de prix et à promouvoir la liberté de choix, notamment par le démantèlement de systèmes qui protègent les rentes économiques de divers groupes d’initiés au détriment du grand public. Des mesures sont nécessaires pour abolir la protection de secteurs tels que le commerce de détail et les principaux réseaux d’entreprises, pour supprimer les règles empêchant la concurrence dans les professions libérales, et pour renforcer les pouvoirs des organismes antitrust. Nombre de ces mesures auront un faible coût budgétaire et pourront être appliquées malgré l’état précaire des finances publiques.

Par ailleurs, il est encore possible d’assouplir le marché du travail. Les taux d’activité, notamment des femmes et des jeunes, sont toujours faibles. À cet égard, les grandes priorités consisteront notamment à: mettre à niveau le système de protection sociale; mieux soutenir les chômeurs (moyennant leur participation active à des programmes d’emploi et à des activités de recherche d’emploi, et l’assouplissement des lois sur la protection de l’emploi); différencier les salaires selon les différences de productivité, mesure cruciale pour remédier aux pertes de compétitivité à court terme.

L’amélioration du climat des affaires est aussi nécessaire. D’après les données internationales, l’Italie est encore à la traîne des autres pays industrialisés sur plusieurs fronts, ses entreprises faisant face à un système juridique lent et à une bureaucratie lourde. Pour surmonter ces difficultés, il faudra améliorer la prestation des services, accélérer les procédures juridiques, simplifier les formalités administratives, améliorer la qualité des investissements publics et des infrastructures et renforcer l’État de droit.

Enfin, la compétitivité du secteur financier est cruciale pour étayer la croissance et la vigueur de l’économie. Dans la récente évaluation de la stabilité du secteur financier italien, le FMI et la Banque mondiale ont constaté la solidité globale du système, et les tests de résistance révèlent peu de vulnérabilité à des chocs macroéconomiques défavorables. Toutefois, d’après le récent rapport des services du FMI sur l’Italie, plusieurs carences structurelles limitent la capacité du système financier à promouvoir la croissance: frais et commissions élevés, étroitesse des marchés des obligations de sociétés et des valeurs mobilières, et orientation largement axée sur les relations, favorisant les opérateurs en place au détriment des nouveaux venus.

Irina Ivaschenko

FMI, Département Europe

Le FMI maintient les sanctions contre le Zimbabwe

Lors d’une revue récente des impayés au titre des obligations financières du Zimbabwe envers le FMI et des sanctions contre ce pays, le Conseil d’administration de l’institution a décidé de ne rétablir ni les droits de vote et les droits connexes du Zimbabwe, ni son admissibilité à utiliser les ressources générales du FMI.

Bien que le pays ait apuré récemment ses arriérés envers le Compte des ressources générales, il a encore des arriérés (environ 119 millions de dollars au total) envers la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC)-Fonds fiduciaire de la facilité de protection contre les chocs exogènes (FCE). Le Zimbabwe n’est donc pas admissible à un nouvel accord au titre de la FRPC.

Selon le Conseil d’administration, le Zimbabwe doit s’atteler de toute urgence à la stabilisation macroéconomique et aux réformes structurelles et honorer ses obligations financières envers le Fonds fiduciaire de la FCE.

Le texte intégral du communiqué de presse no 06/45 est affiché sur le site Internet du FMI (www.imf.org).

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